Avec une part de marché mondiale de la production de semi-conducteurs tombée sous les 10 %, loin derrière Taïwan, la Corée du Sud ou les États-Unis, l’Europe a fait de la reconquête industrielle de ce secteur une priorité stratégique affichée depuis le Chips Act européen.
Des investissements massifs mais concentrés
Plusieurs méga-usines ont été annoncées ou mises en chantier en Allemagne, en France et en Irlande, portées par des consortiums associant financements publics et investisseurs privés internationaux. Ces projets, souvent situés sur les segments les plus avancés de la gravure, ne couvrent toutefois qu’une fraction de la chaîne de valeur du secteur, l’Europe restant largement dépendante pour les équipements de production les plus sophistiqués.
L’objectif de 20 % reste lointain
L’ambition officielle de porter la part européenne de la production mondiale à 20 % d’ici la fin de la décennie apparaît, aux yeux de nombreux experts du secteur, difficilement atteignable au rythme actuel des investissements. Le principal obstacle reste moins financier que humain : la pénurie d’ingénieurs spécialisés freine plusieurs projets, la formation de cette expertise très pointue nécessitant des années.
Comprendre l'Europe en tension, un repère à la fois
Qu'il s'agisse de sécurité, de défense, de croissance économique ou de réindustrialisation, chaque décision pèse sur la trajectoire stratégique réelle du continent. Comprendre ces mécanismes permet de suivre l'actualité géopolitique et économique européenne avec plus de discernement.
Pour aller plus loin
- Comparer les trajectoires économiques des différents pays européens
- Vérifier la source d'un chiffre avant de le reprendre à son compte
- Suivre l'avancement réel des stratégies européennes, pas seulement leurs annonces
- Partager ces repères avec vos proches pour nourrir un débat mieux informé